Orichalque - les dormants éternels

2016

25 tirages micro-ventousés, boîte, bande son (extraits des Hagiographes)

Création musicale © Judith Lorach 2016

                  

L'orichalque, littéralement « le cuivre des montagnes » aurait existé dans le mythe de l'Atlantide : selon Platon, ce mystérieux métal précieux - alliage de cuivre et de zinc - brillait d'un éclat de feu.

 

Des photos anciennes puisées dans l'album de famille ont été retravaillées et recadrées : détails de mains ou d'objets, visages, personnages posant devant l'objectif : cette fresque photographique dont il ne resterait que des bribes et évoquant aussi bien une époque révolue qu'une cité enfouie, semble être le vestige d'un monde avant sa disparition.

Un parallèle est ici proposé entre l'histoire intime, familiale - l'héritage qui nous est nécessairement transmis - , et les fouilles archéologiques : tentant de ressusciter ces univers disparus comme la mémoire se cherche et s'explore.

Ici, chaque visage, chaque détail, chaque accessoire est à la fois la trace d'un récit personnel, mais devient aussi l'origine d'une histoire que chacun peut se réinventer.

Au milieu de la pièce, l' « objet photographique » donne une clé d'interprétation aux images présentées : il est un vestige de la trace.


 

Bulles d'oxygène immergées sous l'eau et pourtant ravagées par le feu, profusion de vie avec ces visages d'enfants et malgré tout sentiment de dévastation, l'installation « Orichalque – les dormants éternels » est un mélange onirique évoquant tout à la fois une rémanence et une disparition.

© Judith Lorach 2016